Quand le narrateur, qui je suppose est Diderot, se pose la question,
« Mais qui était le maître du maître de Jacques ? – Bon ! est-ce
qu’on manque de maître dans ce monde ? » je me suis posé la question
de qui est le maître du texte ? Cet extrait peut aussi être une blague a
propos des pensées de Jacques et son maître qui pensent que tout est
« écrit-là haut » et donc se moque de Dieu et l’idée d’un Dieu
tout-puissant. Pour revenir à ma question d’avant, il y a trois chemins qu’on
peut suivre pour voire qui est le vrai maître du texte. D’un côté il y a le
narrateur, qui est le choix évident, d’un autre côté il y a Jacques, et
finalement il y a le lecteur. Le sens commun nous dit que c’est le narrateur,
puisque si je suppose que Diderot et le narrateur sont le même, alors c’est l’auteur
et le narrateur en une même personne, qui est très difficile à nier. Mais, au
même temps, le narrateur pose des questions au lecteur et c’est comme si il y
avait un dialogue entre lecteur et narrateur qui évolue tout au sein du texte.
Les relations entre lecteur et narrateur dans ce texte compliquent tout puisque
si le narrateur ne nous posait pas de questions, alors il n’y aura pas besoin
de poser ma question car le narrateur serait évidemment le maître absolu du
texte. Mais comme le narrateur se pose des questions ainsi qu’à nous le
lecteur, le lecteur est en fait le vrai maître du texte. Ici, le narrateur
change le roman d’un roman traditionnel et même dit qu’il n’est pas en train d’écrire
un roman puisqu’il vise à nous plaire. Le narrateur écrit en se soumettant à ce qu’il pense que nous aimerions, et n’écrit
pas avec seulement une histoire en tête.
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